Historique

Drapeau du 9ème RAMa. (Revers)

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Photo : Musée de l'Artillerie de Draguignan.

Drapeau du 9ème RAMa. (Avers)

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Photo : Musée de l'Artillerie de Draguignan.



HISTORIQUE du 9e Régiment d'Artillerie de Marine

Cliquez pour agrandir l'imageCampagne du Maroc 1919-1934

Le 1 er décembre 1958, le 9e R.A.Ma. hérite des traditions et de l'étendard du Régiment d'Artillerie Coloniale du Maroc (R.A.C.M.).
La Batterie d'Artillerie Coloniale du Maroc, créée le 21 avril 1911, voit progressivement grossir ses rangs pour devenir Artillerie Coloniale du Maroc le 20 août 1912.
L'Artillerie Coloniale du Maroc participe dès sa création et avec distinction aux opérations visant à débloquer Fez d'où le sultan Moulay Hafid, assiégé par les tribus berbères révoltées contre lui, implore le secours de la France. Peu après, le 7 septembre 1912, en brisant l'élan de la cavalerie adverse, elle permet à la colonne Mangin de prendre Marrakech. A la mobilisation de 1914, elle fait partie du corps d'occupation et comprend trois batteries de 75, quatre batteries de 65 de montagne et quatre compagnies de conducteurs.
Six batteries sont expédiées sur la Métropole et font partie de la Division Marocaine. Après avoir participé à la bataille des Marais de Saint-Gond et du château de Mondement, le 9 septembre 1914, elles forment un groupe du 3e R.A.C., en janvier 1915.
Tout au long de la guerre et partout au MAROC, mais surtout dans le secteur de Taza, elle combat les multiples soulèvements locaux suscités par la propagande allemande.
Le 1 er septembre 1919 est créé le Régiment d'Artillerie Coloniale du Maroc. De 1919 à 1934, il participe activement à la conquête et à la participation du Sud (guerre du Rif 1924-1926, pacification de l'Anti-Atlas 19261934).

Guerre de 1939-1945

De janvier au 30 avril 1943, une de ses batteries participe à la bataille de Tunisie (Pont du Fahs).
A partir du 16 juin 1943, le Régiment constitue l'Artillerie Divisionnaire de la 9e Division d'infanterie Coloniale qu'il appuie dans les opérations de l'lle d'Elbe et de la campagne de France.
Fin avril 1944, il quitte l'Algérie à destination de la Corse d'où il participe à l'opération de l'lle d'Elbe (du 14 au 27 juin 1944).
Puis il débarque en Provence et se distingue à TOULON où, du 18 au 26 août, il participe à l'écrasement de la résistance allemande. Le 23 au matin, après une nuit où le duel d'artillerie est à peu près constant, il disperse les assiégés de la place d'Espagne qui se réfugient à l'Arsenal Maritime. II neutralise l'un après l'autre les forts et les ouvrages qu'occupent les défenseurs de la ville, jusqu'à la concentration de feux sur l'Arsenal qui force l'ennemi à se rendre. Le 24 août, à 8 heures, il exécute une puissante concentration sur les organisations ennemies au nord-nord-est de la Valette dans le but de briser les résistances qui entourent la côte 164,4. Grâce aux 105 hissés pendant la nuit sur les glacis du fort Sainte-Catherine, il attaque à bout portant (650 m) le fort d'Artigues, y provoquant d'énormes dégâts. Le 26, à 8 heures, lors de la reddition du fort, le colonel Schweissgut dira : " Vos artilleurs nous ont fait beaucoup de mal. "
Au cours de la campagne de France, il est engagé particulièrement dans la bataille de la boucle du Doubs (du 14 au 28 novembre 1944) et dans l'offensive de Mulhouse (27 janvier-5 février 1945). Après la campagne d'Alsace qui le mène à Strasbourg, il passe le Rhin à Spire le 3 avril, et pendant la campagne d'Allemagne, il nettoie le massif de la Forêt Noire, jusqu'au sud de Fribourg. Il reste en occupation dans le sud du Wurtemberg.

Guerre d'Indochine 1945-1954

Le R.A.C.M. est un des premiers régiments d'artillerie à partir pour l'Indochine; il est l'un des cinq dont l'étendard porte l'inscription INDOCHINE 1945-1954. Il participe sans relâche pendant près de neuf ans à toutes les opérations importantes qui se sont déroulées en Cochinchine en 1945-1946, puis au Laos et au Tonkin de 1946 à 1954. Il gagne la fourragère T.O.E. grâce à quatre citations à l'ordre de l'Armée. Après sa réorganisation, en janvier 1955 (à partir, entre autres, du Groupe d'Artillerie Coloniale de Montagne du Levant), il monte la garde au sud du 17e parallèle au sein de la 3e Division d'Infanterie d'Extrême-Orient. En juillet 1955, devenu Groupe autonome, le I/R.A.C.M. quitte l'Indochine à destination de l'Algérie.

Opérations d'Algérie 1955-1962

Pendant la guerre d'Algérie, il est stationné dans les Aurès et affecté au maintien de l'ordre dans les quartiers de Batna et de Lambèse (Mont Doukal, avril 1959) ; il appuie les opérations " Étincelle " - " Ariège " - " Charente " - " Dordogne " - " Loiret "(1959-1961) et participe à la défense du barrage tunisien. Il devient I/9e R.A.Ma. le 1 er décembre 1958. En juillet 1962, il prend garnison à la cité militaire de Maison Carrée. Transféré en Métropole sur Melun en mai 1964 (depuis octobre 1962, il s'appelle 9e G.A.Ma.), il est dissous le 31 mai 1964.
Le 9e R.A.Ma. est recréé le 1.er novembre 1970 par changement d'appellation du 8e R.A.Ma. implanté à Saarburg (circonscription de Trêves), il est le Régiment d'Artillerie de la 1 re Brigade Mécanisée - 1 re Division.
Tel est l'historique du 9e R.A.Ma., héritier des traditions du R.A.C.M. - Le 1er août 1992, le 9ème RAMa est dissous, refermant ainsi le livre d'Histoire écrit par tous les hommes qui l'ont servi.
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LES CITATIONS du 9e Régiment d'Artillerie de Marine

    
L'animation, ci-contre, a été créée gracieusement par Gilles WITZ (http://www.2groupeduracaof.com/).








Décision n° 1106


Sur proposition du Ministre de la Guerre, le Président du Gouvernement provisoire de la République Française, Chef des Armées, cite :
A L'ORDRE DE L'ARMÉE

RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE DU MAROC

" Splendide Régiment au passé glorieux, s'est imposé à l'admiration de tous par son ardeur au combat, la haute valeur technique de ses cadres, l'énergie, l'endurance et l'entrain de son personnel, en prenant une part décisive à toutes les opérations de la 9e Division d'Infanterie Coloniale, de la conquête de L'Île d'Elbe à la libération de l'Alsace.
A L'Île d'Elbe, le 17 juin 1944, jetant ses reconnaissances avec les premières vagues sur les rochers de Casa Magliari, neutralise les défenses ennemies dès le débarquement de ses pièces, épargnant à notre infanterie de lourdes pertes.
Du 24 au 29 août, prend une part active à la prise de Toulon, aidant puissamment l'infanterie dans sa progression victorieuse, assénant à l'ennemi les coups les plus durs, amenant à plusieurs reprises la reddition d'importants ouvrages par la seule efficacité de ses tirs.
Dans la bataille de rupture entre Doubs et Suisse, du 14 au 17 novembre, est un des artisans essentiels de la dislocation du front allemand. Écrase de ses feux quelques jours plus tard, les tentatives ennemies destinées à couper les communications du 1er C.A. à Rechesy et dans l'Oberwald, où l'ennemi désemparé abandonne plusieurs centaines de cadavres.
Dans les combats extrêmement violents qui, du 20 janvier au 9 février 1945, amènent la libération de la Haute-Alsace, le Régiment d Artillerie Coloniale du Maroc écrase par ses préparations précises et puissantes les organisations allemandes et brise net les contre-attaques résolues d'un ennemi acharné.
Confirme, enfin, ses magnifiques qualités dans la campagne d'Allemagne du 2 avril au 7 mai 1945.
Unité d'élite, aimée des fantassins qui vouent à leurs Artilleurs une reconnaissance profonde, redoutée des Allemands qui sont unanimes à reconnaître la puissance de ses feux. "

Ces citations comportent l'attribution de la CROIX DE GUERRE AVEC PALME.

Fait à Paris, le 4 septembre 1945
Signé : De Gaulle.

Décision n° 19


Sur la proposition du Secrétaire d'État aux Forces Armées et Ministre des Forces Armées,
Le Président du Conseil des Ministres, cite :
A L'ORDRE DE L'ARMÉE

RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE DU MAROC

" Magnifique Régiment s'étant déjà couvert de gloire à l'Île d'Elbe et au cours des campagnes de France et d'Allemagne. Désigné parmi les premiers pour l'Extrême Orient, le Régiment d'Artillerie Coloniale du Maroc s'est consacré sans défaillance et au prix de lourdes pertes à toutes les tâches qui lui ont été confiées. Sous les ordres du Colonel Stengel les quatres groupes du Régiment d'Artillerie Coloniale du Maroc débarqués en terre indochinoise ont à nouveau manifesté leurs superbes qualités d'allant, de sérénité et de foi en l'heureuse destinée de la Patrie. Tour à tour employés : comme fantassins dans les rizières des deltas cochinchinois et tonkinois, dans le quartier sino-annamite à Hanoï où leur héroïsme et les sacrifices volontairement consentis ont forcé l'admiration, comme artilleurs au Cambodge et surtout au Tonkin où ils ont brisé par leurs feux précis et puissants la résistance de l'adversaire, les canonniers, fidèles gardiens des traditions, ont toujours rempli crânement les missions les plus périlleuses. Commandés par des cadres jeunes, ardents et enthousiastes, réalisant auprès des autres armes une liaison intime, constamment sur la brèche, ils se sont aussi bien affirmés dans les actions de guerre contre les rebelles que dans les opérations de pacification et du rétablissement de la confiance chez les populations autochtones. Des noms résument les brillants succès obtenus dont peuvent être fiers ceux qui en furent les artisans :
1945: CHOLON - NHA-TRANG - 1946: MYTHO - DALAT - LANGSON - HAIPHONG - BATTAMBANG - 1947: TOURANE - HANOI - NAM-DINH - HADONG - marquent quelques-unes des glorieuses étapes du Régiment d Artillerie Coloniale du Maroc, poursuivant généreusement et victorieusement l'épopée commencée sur la plage de Marina di Campo. "

Ces citations comportent l'attribution de la CROIX DE GUERRE DES THÉATRES D'OPÉRATIONS EXTÉRIEURES AVEC PALME
Fait à Paris, le 4 mars 1948
Signé : Schuman.

Décision n° 9


Le Ministre de la Défense Nationale, cite :
A L'ORDRE DE L'ARMÉE

RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE DU MAROC

" Splendide régiment qui n'a cessé de se distinguer en Indochine où il a déjà obtenu une citation à l'Ordre de l'Armée. Au cours des années 1947-1948-1949, s'est signalé par son action au Tonkin. Cependant, qu'en Cochinchine, un de ses Groupes ajoutait une nouvelle page à son livre d'or. Sous l'impulsion des Lieutenants-Colonels Pourdieu et Crespin a, en liaison intime avec les autres armes, obtenu des résultats remarquables, notamment lors des opérations suivantes :
  • Avril-mai 1947: dégagement de KIEN-AN - DOSON - HOA-BINH.
  • Novembre 1947: TUYEN-QUANG - CAO-BANG - BA-KAN - SEPT PAGODES - PHU-LANG-THUONG.
  • Mars-avril-mai 1948: Canal des RAPIDES - BANCHU - CHI-MA.
Enfin de novembre 1948 à mai 1949, dégagement de SONTAY - VIETRI - nettoyage de CHINÉ - PHU-LY - PHU-DOAN - TUYEN-QUANG.
Le Régiment d'Artillerie Coloniale du Maroc reste digne de ses glorieuses traditions. "

La présente citation comporte l'attribution de la CROIX DE GUERRE DES THÉATRES D'OPÉRATIONS EXTÉRIEURES AVEC PALME.
Fait à Paris, le 5 avril 1950
Signé : Pleven

Décision n° 45


Sur la proposition du Secrétaire d'État à la Guerre, le Ministre de la Défense Nationale, cite :
A L'ORDRE DE L'ARMÉE

RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE DU MAROC

" Fidèle à sa glorieuse tradition, le R.A.C.M., toujours à la pointe de l'action, prend part d'avril 1950 à avril 1952 aux durs combats dont l'enjeu est le Delta tonkinois.
A l'occasion des meurtriers engagements de la R.C.4, d'avril à octobre 1950, le R.A.C.M. modèle de calme et de haute tenue morale, participe efficacement à l'appui de la colonne Lepage, à la défense de THAT-KHE, DONGKHE, NA CHAM et, lorsque l'ordre est donné, quitte LANG-SON dans des conditions d'ordre et de méthode qui lui font honneur, n'abandonnant ni une arme, ni un obus. Engagé ensuite de façon ininterrompue dans la longue bataille de consolidation et d'assainissement du Delta, le R.A.C.M. est présent en janvier 1951 à VINH- YEN et VIETRI, en mars et avril à DONG-TRIEU et MA O-KHE, en mai au DA Y et à NINH-BINH, en septembre et octobre à THAI-BINH et NINH-GIANG, de novembre à février à HOA-BINH, en mars et avril 1952 dans le THAI-BINH. Pendant deux ans, sans trêve ni repos, sous l'énergique impulsion des Colonels Lefebvre d'Argence et Wernert, du Lieutenant-Colonel de Touzalin et du Colonel Nicolas, qui ont eu successivement l'honneur de le commander, le R.A.C.M. digne de son passé a donné l'exemple d'un Régiment d'Artillerie dont l'intervention dans la bataille, puissante, calme et méthodique, porte la marque des actions déterminantes. "

La présente citation comporte l'attribution de la CROIX DE GUERRE DES THÉATRES D'OPÉRATIONS EXTÉRIEURES AVEC PALME.

Fait à Paris, le 22 septembre 1952
Signé : R. Pleven.

Le Secrétaire d'État à la Défense
Signé: P. de Chevigne.

Décision n° 45


Le Ministre de la Défense Nationale et des Forces Armées, cite :
A L'ORDRE DE L'ARMÉE

INDOCHINE

RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE DU MAROC

" Prestigieux Régiment d'Artillerie Coloniale, vétéran des campagnes de France et d'Extrême-Orient. Titulaire en avril 1952 d'une citation à l'ordre de lArmée pour sa magnifique conduite en Indochine depuis novembre 1945, a été par la suite engagé sans relâche dans la lutte jusqu'au cessez-le-feu.
Toujours présent sur les champs de bataille essentiels, il s'est illustré en particulier dans les opérations TURGO, DROMADAIRE, KANGOUROU, LORRAINE en 1952, HAUTES-ALPES, CLAUDE, FLANDRES, MOUETTE, VENTOUX, GERFAUT en 1953, dans les combats de SAN PUNG, LA SEBANG FA Y, BANG SA ANG et BAN SENG PHAN au Laos, de QUANG BI, NAM DINH, opérations ELLIPSE, LUC DIEM, LAC DAO et SON TAY, du VANG HANG, dans le delta tonkinois en 1954.
Par l'opportunité et la rapidité de ses interventions, la précision et l'efficacité de ses tirs, le souci constant d'accomplir sa mission, les pertes sévères infligées à l'adversaire, l'esprit de sacrifice qui n'a cessé d'animer ses cadres et sa troupe, le Régiment d'Artillerie Coloniale du Maroc s'est forgé une réputation toujours hautement proclamée sur le champ de bataille et a conquis l'admiration et la confiance des troupes appuyées.
Il a ainsi pendant toute la dure campagne d'lndochine, hautement contribué au rayonnement de notre Armée d'outre-mer. "


Cette citation comporte l'attribution de la CROIX DE GUERRE DES THÉATRES D'OPÉRATIONS
EXTÉRIEURES AVEC PALME
.
Fait à Paris, le 19 octobre 1955
Signé : Billote.

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Le Drapeau du régiment

Cliquez pour agrandir l'imageLe Drapeau du 9° RAMa porte des inscriptions :

Maroc  Indochine  Toulon

Or le régiment a aussi combattu en Algérie de 1955 à 1962.

La Commission des emblèmes de 2004 a décidé que seuls quarante-trois Drapeaux reçoivent l'inscription AFN 1952-1962. Les Formations dissoutes ne reçoivent pas cette inscription, l'âge et l'état de la soie ne permettant pas une application.
L'inscription est inscrite au patrimoine des Unités.

Michel COURY (71/12)
(Remerciements au Service Historique de la Défense).

La mystérieuse fourragère du régiment

À la création du régiment (étant héritier du RACM), en 1970, la fourragère TOE lui a été attribuée, puisqu'il faut pour ce port au moins deux citations à l'ordre de l'Armée (palmes) sur la Croix correspondante. Certains Anciens – ceux de Saarburg et les premiers à Trèves – s'en souviennent.
Or, ceux ayant fait leur service plus tardivement présentent des photos les montrant avec la fourragère de la Médaille militaire.
Des recherches effectuées début 2016 on découvre :
  • Que les citations se cumulent et amènent au port de la fourragère plus prestigieuse.
  • Que dès 1970 (création du régiment, par dissolution du 8° RAMa), nous aurions dû porter la fourragère MM, puisque le régiment avait en tout cinq citations (quatre au titre de la TOE, une au titre de la CDG 39-45), avec olive TOE. Les quatre citations TOE suffisaient déjà.
  • Que cette disposition remonte à un règlement de 1926. Une circulaire de 1954 le précise.
Mais les Chefs de corps n'ayant pas demandé le port de la fourragère MM, le régiment conservait celle de la TOE, une circulaire de 1966 précisant qu'il ne pouvait plus être apporté de modification après la publication des listes des unités méritantes.
Notons que des régiments sont surfourragés. Des chefs de Corps ayant reculé devant la bronca des troupes aimant les parures. Certains portent même celle de la CVM (fourragère créée en 2011) alors qu'ils ont déjà la MM. Ainsi parfois trois fourragères, dont deux caduques !
Quand aux tours de bras ils sont tolérés sous divers prétextes de décorum.
  • Que ce dysfonctionnement a été rectifié par le port de la MM, par ordre 48F de 1978.
Sur des photos disponibles il semble que l'olive TOE ait été oubliée. On peut envisager la difficulté de mise en place.

Cliquez pour agrandir l'imageLa fourragère est à une tresse, les tours de bras étant fantaisistes avant la neuvième citation à l'ordre de l'armée.
De plus, notre Webmaster a pu se procurer des photos couleur du Drapeau. Sa cravate porte les médailles TOE et CDG, et la fourragère MM avec olive TOE. Preuve est faite.
               
Un Ancien nous envoie sa photo de 1964, assis au dessus d'un fronton indiquant 8° Régiment d'Artillerie de Marine. Or, en 1965, il lui a été délivré un certificat de bonne conduite à en-tête 8°RAC (régiment dissous en 1958) !

En conclusion, il a fallu plusieurs recours pour l'obtention du port de la fourragère MM, et qu'il restait des formulaires du 8°RAC à utiliser encore longtemps après sa dissolution.     

Ha ! Aussi… La fourragère noire est une légende.

Internet a facilité la résolution des interrogations évoquées. A vous d'y retrouver assez facilement par les occurrences appropriées, les sites traitant des fourragères.
Respects à leurs webmasters.
Que soit remercié notre contact qui a précisé la circulaire de 1954, et la date de 1978 comme celle de la rectification d'attribution. D'autres supposés sachants n'ont pas aidé, par inintérêt ou incompétence.

Michel COURY (71/12)
(Remerciements au Service Historique de la Défense).

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Régiments disciplinaires et semi disciplinaires

Cliquez pour agrandir l'imageLe 9° RAMa  portait le losange de bras, fond rouge (écarlate) de l'Artillerie TDM, entouré de deux soutaches ou liserés, voire filets : Rouges pour la Troupe, Or pour les Cadres.
Depuis 1990 décision de losange noir pour tous les TDM.
Cependant, losanges supprimés pour l'Armée de Terre de 1990 à 2005.
En 2016 on constate que des militaires de l'opération Sentinelle portent leurs galons à la place des losanges.

Il a existé des Compagnies disciplinaires, des Bataillons disciplinaires (dont de l'Infanterie coloniale), des sections d'exclus.
La Marine avait ses Disciplinaires.
L'ensemble principalement sur une période 1818 - 1938.
Jusqu'en 1972 pour les Bataillons d'infanterie légère d'Afrique et jusqu'en 1976 en France, en forteresse, pour les appelés insoumis.

Durant la guerre d'Algérie (9°RAMa, régions de Batna et Lambèse), il a existé des bataillons de discipline, pour des réfractaires notamment, au régime plus souple qu'au temps des pénitenciers militaires.

La signification moderne des liserés ne fait plus référence à la dureté disciplinaire ou semi-disciplinaire, mais indique par deux liserés que l'Unité a été constituée en métropole et par trois, constituée outre-mer ou en Afrique.
De rares unités, constituées en France, en portaient trois car basées alors en Algérie.

Michel COURY (71/12)

NOS GLORIEUX ANCIENS.

Photos prises au Musée des Troupes de Marine à Fréjus.

Cliquez sur le titre de l'onglet pour voir la photo correspondante et sur la photo pour la zoomer.

Détail de la pique du RACM (Revers).

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Pique du Drapeau du 8ème RAC.

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Détail de la pique du 8ème RAC (Revers).

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Mémoire d'un étendard.


Me voilà à la fin d'une belle aventure
Ce soir je serai dans le noir rangé vers mon futur
Il en a coulé du sang dans mes plis, pour preuve mes écritures
Toutes ces inscriptions en sont les sépultures
J'en ai côtoyé par milliers des hommes de bravoure
Qui tout autour de moi, m'ont maintes fois porté secours
Et ont maintenu la France, libre dans son parcours
Ces fiers soldats qui par respect et par honneur m'ont toujours salué
Ces fiers soldats qui au creux de mes plis, on bien souvent prié
Je ne les verrai plus en habit de lumière, dans la vie de quartier
Ils me sortaient naguère pour me faire défiler
Pour eux j'étais l'âme de ce beau régiment, car je les rassemblai, car je les fédérai
Je ne les verrai plus en habit de combat, quand fièrement il me brandissaient
Dans ces pays lointains où il y avait la guerre
Mon dieu que j'en ai vu des hommes tomber sous ma bannière
Mon dieu je ne les compte plus, quand je les escortais auprès des cimetières
Je ne l'entendrai plus ma belle Marseillaise, qui m'accompagnait tout autour de la terre
Je n'entendrai plus ces gars, qui la chantaient tout haut au monté du drapeau
Je ne les verrai plus tous ces Mestres de camp, tous ces chefs de Brigade, tous ces beaux colonels
Qui commandaient fièrement, mon bel et héroïque régiment
J'en ai fait des campagnes, avec tous ces frères d'armes
Prêts à donner leur vie, pour que je ne tombe point, et que je reste en vie
Je ne la verrai plus cette fraternité, quand on me soulevait
Je ne les verrai plus ces hommes de courage, lorsque le bruit des armes soudain retentissait
Je ne les verrai plus tous ces hommes de cœur, pleurant leurs camarades auprès de leurs cercueils
Je ne les verrai plus tous ces hommes d'honneur qui ont fait mon bonheur
Bonheur de cette liberté payé avec sueur
Ces hommes qui m'ont fait naitre
Ces hommes qui m'ont fait vivre et qui m'ont protégé
Ces hommes qui ce soir, sur une décision qu'ils ne peuvent accepter
Ce soir vont m'enterrer
Alors demain matin je vais me réveiller
Parmi tous ces étendards que l'on a oubliés
Ils y sont des centaines, muets, sans âme, seul un numéro, seul une identité
Ils ont perdu la flamme, de ces hommes qui les ont tant aimés
Qui ont donné leur vie pour qu'ils puissent exister
Et ce bel étendard que l'on range au placard, ce n'est pas simplement un morceau de tissu
Ce sont des lettres d'or cousues au plus profond
Le numéro, le nom du régiment, la devise “Honneur et Fidélité”
C'est l'inscription “République Française”
Lettres des noms de bataille ou des soldats morts
Sur sa cravate, fourragères, médailles de courage qui ornent ses couleurs
C'est tout un régiment qui s'en trouve meurtri
Meurtri par le départ, de ce qui les raccroche à ce beau régiment
Meurtri de voir partir de ce qui a fait de lui, un homme de la patrie
Un jour l'empereur Napoléon demanda à un de ces conscrits son lieu de naissance
Le soldat répondit “Sire, quand je contemple l'étendard de mon régiment, je vois le clocher de mon village”.
Et puis je disparais dans cette boîte en bois
Où se trouve ma garde ?, là c'est fini je crois
Et soudain je comprends, qu'on s'est servi de moi pour rassembler ces hommes
On s'est servi de moi pour les rendre plus fiers
Qui sont ces maraudeurs qui font et qui défont, qui pour quelques cent sous
Détruisent des valeurs qu'ils ne connaissent pas, car ils n'ont pas vécu auprès d'un étendard
Batifole ma France, vis ta liberté acquise, vie ton laïcisme et rejoins le troupeau
Batifole ma France car à force de faiblesse mon bel étendard renaitra a nouveau
Et moi je l'attendrai, prêt à ses côtés, pour un monde nouveau mais pas dans ton troupeau

Jean-Louis Martinez



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Toutes les photos du Drapeau proviennent du Musée de l'Artillerie de Draguignan.
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L'ÉTENDARD du 9e Régiment d'Artillerie de Marine

L'Étendard porte les inscriptions:
  • MAROC 1919-1934.
  • TOULON 1944
  • INDOCHINE1945-1954.
II est décoré: de la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme. de la Croix de Guerre T.O.E. avec 4 palmes.
Il porte la Fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire avec olive des Théâtres d'Opérations Extérieurs.
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Détail pique (Avers)

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Détail pique (Revers)

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Détail du Ruban (Revers)

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Détail du Ruban (Avers)

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Cravate

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Autre vue du Drapeau

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Détail de la Cravate

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Détail de la Soie

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Détail de la Soie avec le Ruban

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Cravate avec le Ruban

Nos morts en AFN.

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Notre Drapeau.

TRADITIONS des troupes de Marine.

L'Ancre d'Or


L'Ancre des Troupes de Marine est censée être " en or " (c'est dire la valeur qui lui est attribuée). Elle est encâblée en sens inverse de celle portée par les marins.
Apparue pour la première fois sur les uniformes du Corps Royal de la Marine en 1772, elle ne fut adoptée réglementairement qu'au cours du XIXe siècle, sous la pression des bigors et des marsouins qui y tenaient tellement qu'ils finirent par obtenir son adoption par le haut commandement comme insigne de l'Arme.
L'Ancre d'or symbolise le passé, les traditions et la valeur présente des Troupes de Marine.

Bigor


On admet souvent que le terme de " Bigor " qui désigne les artilleurs de marine, est né lorsque les artilleurs abandonnèrent le service des canons des vaisseaux pour ne plus servir qu'à terre. Ils devinrent alors, pour les marins, des " bigorneaux ".
Certains pensent que le nom vient du commandement " bigues dehors " qui précédait l'ouverture du feu des canons sous sabords. Le commandement " Bigues hors " serait ensuite devenu " Bigor ".
Quoi qu'il en soit, les artilleurs de marine conservent pieusement cette appellation.

Bazeilles


Bazeilles est devenu le symbole des Troupes de Marine. L'anniversaire de Bazeilles est commémoré le 31 août de chaque année dans tous les Corps de Troupe de France et d'Outre-Mer et sur les lieux même de la bataille. A ce haut fait, Bigors et Marsouins (soldats de l'infanterie de Marine) attachent l'origine légendaire de certaines particularités de l'Arme : port de la cravate noire et suppression des tambours, mesures qui, d'après la tradition, avaient été prises au lendemain de Bazeilles en signe de deuil et pour commémorer le souvenir de ceux qui préférèrent mourir plutôt que de se rendre. Il s'agit là de traditions orales. En réalité, la couleur de la cravate a été fixée vers 1845 par une ordonnance royale. En effet, à cette époque, les coloniaux étaient rattachés à la Marine.

Et au nom de Dieu! Vive la Coloniale!


Les Bigors ont l'habitude de terminer toutes leurs cérémonies intimes par le cri :
" Et au nom de Dieu! Vive la Coloniale ! "
Ceci n'est pas un blasphème, mais seulement l'invocation au Saint Patron, les Coloniaux très fiers ayant préféré " s'adresser plutôt au Bon Dieu qu'à ses Saints ".
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♪♪ Et maintenant.. Que reste-t-il.. ? ♪♪



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