La ville de Trèves


Trèves en quelques lignes.
Quelques vues de Trèves.
Article paru dans un grand quotidien français le 18 juillet 1996.

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Site internet de la ville de Trèves : http://www.trier.de/Startseite/

Tourisme à Tèves : http://www.trier-info.de/francais/index


Trèves en quelques lignes et selon Wikipedia.

    Trèves (en allemand Trier, en luxembourgeois Tréier) est une ville et un arrondissement d'Allemagne, dans le Land de Rhénanie-Palatinat. La ville est située sur la Moselle. En 2008, la ville comptait 104 640 habitants.
Histoire.
    Une colonie romaine est fondée à l'époque romaine, en l'an 17 av. J.-C. sous le nom d'Augusta Treverorum, sur le site du chef-lieu des Trévires.           
    C'est aussi la plus vieille ville d'Allemagne. On a en effet retrouvé des rondins de bois et grâce à leurs cercles (dendrochronologie), on a pu définir l'année de construction de Trèves. Le pont romain en pierre qui franchit la Moselle est édifié en 45 ap. J.-C., en remplacement d'un premier pont de bois : c'est le plus ancien pont d'Allemagne encore debout. Colonie romaine et place-forte très importante dans la défense contre les « Barbares », elle est dotée d'une enceinte abritant la plus grande surface urbaine de Gaule (282 hectares). Il subsiste de cette enceinte la Porta Nigra, monumentale porte fortifiée devenue le symbole de la ville, ainsi que quelques fondations des murs d'enceinte.
    Grande métropole marchande à partir du IIe siècle, devenue l'une des capitales de la Tétrarchie à la fin du IIIe siècle et siège d'un atelier monétaire impérial à partir de 294, Trèves est alors qualifiée de « seconde Rome » ou Roma Secunda. De l'époque romaine subsistent la Porta Nigra (porte noire), le plus grand édifice romain sur le sol allemand, une basilique, où siège un tétrarque (aujourd'hui une église protestante), les restes d'un amphithéâtre (voir Amphithéâtre de Trèves), ainsi que des ruines de thermes romains.
    Au début du Ve siècle, au cours des invasions germaniques, Trèves est attaquée et pillée plusieurs fois par les Francs. Peu auparavant, la préfecture des Gaules est transférée de Trèves à Arles1.
    La cathédrale de Trèves est alors le siège d'un archidiocèse dont l'archevêque est l'un des princes-électeurs du Saint-Empire romain germanique.
    Trèves est, de 1797 à 1814, le chef-lieu du département de la Sarre.
Son remarquable ensemble de ruines romaines lui valut d'être classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1992.
    La ville comptait 104 640 habitants en 2008.

Lieux et monuments
  • Porta Nigra
  • Amphithéâtre de Trèves, ancien amphithéâtre romain
  • Abbaye Saint-Maximin de Trèves
  • Cathédrale Saint-Pierre de Trèves
  • Basilique de Constantin de Trèves
  • Basilique Saint-Paulin de Trèves, d'architecture baroque
  • Les thermes impériaux
  • Bains romains du Viehmarkt
  • Dreikönigenhaus
  • Château de Quint
  • La colonne Sainte-Marie (Mariensäule)
  • Château Monaise
  • L'enceinte de la cathédrale (Domstadt)
  • La maison natale de Karl Marx
  • La maison des Rois mages (Dreikönigenhaus)
  • Palais des princes électeurs
  • La place du Marché (Hauptmarkt)
  • Le pont romain (Römerbrücke)
  • Le quartier des Grues (Krahnenviertel)
  • La ruelle des Juifs (Judengasse)
  • Steipe et Maison Rouge
  • Les thermes de Barbara
  • La tour des Francs (Frankenturm)
  • La tour Jérusalem
  • Le quartier Pfalzel

Musées
  • Rheinisches Landesmuseum Trier (musée archéologique de Rhénanie)
  • Stadtmuseum Simeonstift Trier (musée municipal Saint-Siméon)
  • Bischöfliches Dom und Diözesanmuseum Trier (musée diocésain)
  • Karl-Marx-Haus (maison Karl-Marx)
  • Écomusée Roscheider Hof
  • Le musée de jouets

Personnalités

  • Saint Ambroise de Milan, évêque de Milan de 374 à 397, un des Pères de l'Église, écrivain et poète.
  • Jérôme de Stridon, (saint) semble y avoir résidé quelque temps entre 367 et 372, afin d'y copier des livres.
  • Karl von Trier (1265-1324), grand maître de l'Ordre Teutonique
  • Élisabeth de Goerlitz (1390-1451), vendit le duché de Luxembourg à Philippe III de Bourgogne et mourut à Trèves.
  • Johann Nikolaus von Hontheim (né à Trèves le 27 Janvier 1701 et mort à Montquintin le 02 Septembre 1790) et sa nièce, Justina Fébronia von Hontheim, moniale à Juvigny, née à Montquintin en 1745 et morte à Trèves, en 1796.
  • Karl Marx (1818-1883) y est né et y a fait ses études secondaires ; on peut toujours visiter sa maison natale.
  • Peter Lambert (1859-1939), rosiériste.
  • Johann Baptist Keune (1858-1937), archéologue et conservateur du musée de Trèves.
  • Doris Ahnen (1964), femme politique de la SPD, est née à Trèves.
  • Nils Schmid (né en 1973), homme politique, président du SPD dans le Land de Bade-Wurtemberg et tête de liste de son parti pour les Élections législatives régionales de 2011 dans le Bade-Wurtemberg et actuelle Vice-ministre-président du Land de Bade-Wurtemberg.
  • Franck Borde (né en 1979) est un acteur français né à Trèves.

Jumelages

La ville de Trèves est jumelée avec :
  • Gloucester (Royaume-Uni) depuis 1957
  • Metz (France) depuis le 3 octobre 1957
  • Barr (France - Bas-Rhin)
  • Ascoli Piceno (Italie) depuis le 12 janvier 1958
  • Bois-le-Duc (Pays-Bas) depuis le 7 juin 1968
  • Pula (Croatie) depuis le 8 septembre 1971
  • Fort Worth (États-Unis) depuis le 13 juillet 1987
  • Weimar (Allemagne) depuis le 19 octobre 1990
  • Nagaoka (Japon) depuis 2006
  • Mbabane (Swaziland) depuis 2014
Trèves est l'une des quatre villes formant le QuattroPole avec Luxembourg, Metz et Sarrebruck (Saarbrücken). Ce réseau transfrontalier permet la coopération urbaine des quatre villes.

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Quelques vues de la ville.


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Plan de la ville.

La Porta Nigra.
Le Palais des Princes Electeurs.
La Cathédrale St Pierre.
L'Amphithéâtre.
Les Thermes.
Le marché principal de Trèves.
Quelques maisons.
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Article paru dans un grand quotidien français le 18 juillet 1996.

A Trèves, les Français c'était l'Europe. Face au départ des militaires, la ville allemande redoute avant tout la perte d'un symbole (par Lorraine MILLOT).




          Ils étaient venus en occupants, ils repartiront en «amis» regrettés. A Trèves, longtemps deuxième ville de garnison française après Paris, comptant jusqu'à 8.000 Français (dont 4.300 militaires, pour une population allemande de 100.000), l'annonce du retrait français en 1999 est vécue comme un coup dur pour la «vocation européenne» d'une cité située à la frontière de l'Allemagne et du Luxembourg, 80 kilomètres à l'est de Metz. En 1945, les Français étaient arrivés en «ennemis», se souviennent les plus âgés, qui gardent encore le désagréable souvenir d'avoir été obligés de saluer le drapeau bleu-blanc-rouge. L'histoire de ces trois derniers siècles à Trèves n'est qu'une terrible suite de batailles suivies de brutales occupations, et les Français, à leur «retour» à Trèves en 1945, s'étaient entendus à «faire sentir qui était le maître», se souviennent les anciens.
  A Trèves pourtant, la réconciliation franco-allemande a fait des miracles: «Depuis les années 1960, estime le maire, Helmut Schröer, les Français n'ont plus été ressentis ici comme des occupants, mais comme des alliés.» Au début des années 1990, lorsque l'armée française a commencé à réduire ses effectifs (ramenés aujourd'hui à 3.650 personnes, dont 2.000 militaires), la ville avait demandé que «ses» régiments soient intégrés dans l'Eurocorps, croyant ainsi mieux les retenir.
  Le 4 juin encore, le maire chrétien-démocrate demandait au chancelier Kohl de plaider la cause de Trèves auprès de ses interlocuteurs français :

          «Les Français à Trèves font partie de notre ville», écrivait le maire. Informé depuis quelques jours du sort réservé aux régiments de Trèves, il se montre aujourd'hui bon perdant: «On ne peut pas vouloir le désarmement et dire "mais surtout pas chez moi".» Mais ne cache pas son dépit: «La présence des Français, c'était un partenariat vécu au quotidien. Nous perdons une dimension européenne
          «Nous regretterons vraiment les Français», opine Günter Junkes, patron d'une PME locale. Depuis vingt-huit ans, son entreprise s'est chargée du chauffage et de l'aération des casernes françaises en Allemagne, réalisant jusqu'au début des années 1990 près de la moitié de son chiffre d'affaires avec les militaires français. Anticipant leur rapatriement, Günter Junkes a ouvert dès 1990 une succursale dans l'ex-RDA, qui lui a permis de continuer à développer sa société alors que les commandes françaises retombaient à 5% de son chiffre d'affaires. Dans son coeur pourtant, ses nouveaux clients est-allemands et leur fâcheuse tendance à se déclarer en faillite avant de régler leurs factures sont loin d'avoir détrôné les Français. «Avec les Français, les contrats étaient sûrs, réguliers, durables, et les contacts vraiment agréables !» s'exclame-t-il. «Quand je vais à Francfort pour affaires, le déjeuner se règle en un quart d'heure, avec une saucisse-frites au snack du coin. Avec les Français, on prenait le temps de s'asseoir à table, de parler. C'est une toute autre culture», dit-il, soulignant que cette région frontalière s'est toujours sentie beaucoup plus proche de Paris que de Berlin.
          Un peu idéalisée maintenant que sonne l'heure du départ, la présence française à Trèves n'a pas toujours été «ce dont on aurait pu rêver», nuance Roland Morgen, journaliste au quotidien local Trierer Volksfreund. «Les officiers français avaient bel et bien développé une vie mondaine et un circuit de fêtes et réceptions très appréciées des élites de la ville. Mais la grande majorité de la population allemande restait à l'écart de ces cérémonies et avait peu de contacts avec les Français.» Parqués dans des quartiers français tout autour de la ville, les militaires ont toujours fait l'essentiel de leurs achats dans les économats de l'armée, envoyé leurs enfants dans les écoles française, et les vendredis soir, beaucoup d'appelés n'avaient souvent qu'une hâte bien compréhensible : rentrer en France pour rejoindre amis et familles. Le surnom parfois donné aux Français à Trèves, die Bären (les Ours), ne témoigne pas non plus d'une communication très riche. Un jardin d'enfants franco-allemand, créé en 1993 par la municipalité pour promouvoir le bilinguisme des 3 à 6 ans, a vite montré les limites de l'intégration des Français.
          Alors que les familles allemandes se bousculent pour y inscrire leurs petits, la grande majorité des militaires français a continué à inscrire ses enfants à la maternelle française, craignant qu'ils s'intègrent mal au système scolaire une fois de retour en France : sur 95 inscrits cette année, une petite douzaine seulement sont francophones. Le retrait de l'armée risque de rendre plus difficile encore la poursuite de l'expérience.
          «Economiquement, le départ des Français ne sera pas une catastrophe», observe Wolfgang Schneider, directeur de la chambre de commerce et d'industrie de Trèves. En moyenne, les Français n'ont jamais représenté plus de 1% du chiffre d'affaires des commerces de la ville, a montré une enquête de la chambre en 1991. Une bonne partie des 21 sites (67 hectares) déjà libérés par l'armée depuis 1991 ont déjà retrouvé un usage civil : l'ancien hôpital militaire français, par exemple, a été transformé en foyers pour étudiants, et la ville a bon espoir de trouver de nouveaux utilisateurs pour les 18 sites (450 hectares, car ils incluent toute une forêt) que les Français occupent encore.
          «A moyen et long terme, la récupération de ces terrains peut aussi offrir la chance de donner un nouveau visage à la ville», reprend le directeur de la chambre de commerce, songeant à de nouveaux développements de l'université ou à des logements supplémentaires. Loin de se réjouir du départ des Français, il souligne que les efforts devront être redoublés pour maintenir l'apprentissage du français dans cette région frontalière: «Maintenant que le ministère français de la Défense perd de son intérêt pour notre région, nous espérons que celui du ministère de la Francophonie va croître», conclut-il, en une forme d'appel à Paris.

MILLOT Lorraine
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Site mis à jour le jeudi 13 décembre 2018 
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